UNESCO : les 44 sites classés au Patrimoine Mondial en France

Sommaire
  • Site historique de Lyon (1998 - Auvergne-Rhone-Alpes) :
  • Haut lieu tectonique Chaîne des Puys - faille de Limagne (2018 - Auvergne-Rhone-Alpes) :
  • Basilique et colline de Vézelay (1979 - Bourgogne-Franche-Comté) :
  • Abbaye cistercienne de Fontenay (1981 - Bourgogne-Franche-Comté) :
  • De la grande saline de Salins-les-Bains à la saline royale d'Arc-et-Senans, la production du sel ignigène (1982 - Bourgogne-Franche-Comté) :
  • Les climats du vignoble de Bourgogne (2015 - Bourgogne-Franche-Comté) :
  • Sites palafittiques préhistoriques autour des Alpes (2011 - Bourgogne-Franche-Comté, Auvergne-Rhône-Alpes) :
  • Places Stanislas, de la Carrière et d'Alliance à Nancy (1983 - Grand Est) :
  • Cathédrale Notre-Dame, basilique et abbaye Saint-Rémi et palais du Tau, Reims (1991 - Grand Est) :
  • Coteaux, maisons et caves de Champagne (2015 - Grand Est) :
  • Strasbourg : de la Grande-île à la Neustadt, une scène urbaine européenne (1988 - Grand Est) :
  • L'Œuvre architecturale de Le Corbusier, une contribution exceptionnelle au Mouvement Moderne (2016 - Grand Est, Nouvelle-Aquitaine, Auvergne-Rhône-Alpes, Bourgogne-Franche-Comté, Île-de-France, Provence-Alpes-Côte d'Azur) :
  • Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France (1998 - Grand Est, Nouvelle-Aquitaine, Auvergne-Rhône-Alpes, Normandie, Bourgogne-Franche-Comté, Centre-Val de Loire, Île-de-France, Occitanie, Hauts-de-France et Provence-Alpes-Côte d'Azur) :
  • Fortifications de Vauban (2008 - Grand Est, Nouvelle-Aquitaine, Normandie, Bretagne, Bourgogne-Franche-Comté, Occitanie, Hauts-de-France et Provence-Alpes-Côte d'Azur) :
  • Cathédrale d'Amiens (1981 - Hauts-de-France) :
  • Beffrois de Belgique et de France (1999 - Hauts-de-France) :
  • Bassin minier du Nord-Pas-de-Calais (2012 - Hauts-de-France) :
  • Palais et parc de Versailles (1979 - Île-de-France) :
  • Palais et parc de Fontainebleau (1981 - Île-de-France) :
  • Paris, rives de la Seine (1981 - Île-de-France) :
  • Provins, ville de foire médiévale (2001 - Île-de-France) :
  • Le Havre, la ville reconstruite par Auguste Perret (2005 - Normandie) :
  • Mont-Saint-Michel et sa baie (1979 - Normandie et Bretagne) :
  • Cathédrale de Chartres (1979 - Centre-Val de Loire) :
  • Cathédrale de Bourges (1992 - Centre-Val de Loire) :
  • Val de Loire entre Sully-sur-Loire et Chalonnes (2000 - Centre-Val de Loire et Pays de la Loire) :
  • Sites préhistoriques et grottes ornées de la vallée de la Vézère (1979 - Nouvelle-Aquitaine) :
  • Abbatiale de Saint-Savin sur Gartempe (1983 - Nouvelle-Aquitaine) :
  • Juridiction de Saint-Émilion (1999 - Nouvelle-Aquitaine) :
  • Bordeaux, Port de la Lune (2007 - Nouvelle-Aquitaine) :
  • Pont du Gard (1985 - Occitanie) :
  • Canal du Midi (1996 - Occitanie) :
  • Pyrénées-Mont Perdu (1999 - Occitanie) :
  • Ville fortifiée historique de Carcassonne (1997 - Occitanie) :
  • Cité épiscopale d'Albi (2010 - Occitanie) :
  • Les Causses et les Cévennes, paysage culturel de l'agro-pastoralisme méditerranéen (2011 - Occitanie) :
  • Arles, monuments romains et romans (1981 - Provence-Alpes-Côte d'Azur) :
  • Théâtre antique et ses abords et l'"Arc de Triomphe" d'Orange (1981 - Provence-Alpes-Côte d'Azur) :
  • Centre historique d'Avignon : Palais des papes, ensemble épiscopal et Pont d'Avignon (1995 - Provence-Alpes-Côte d'Azur) :
  • Golfe de Porto : calanche de Piana, golfe de Girolata, réserve de Scandola (1983 - Corse) :
  • Pitons, cirques et remparts de l'île de La Réunion (2010 - La Réunion) :
  • Lagons de Nouvelle-Calédonie : diversité récifale et écosystèmes associés (2008 - Nouvelle Calédonie) :
  • Taputapuatea (2017 - Polynésie Française) :
  • Un scénario différent pour de nombreux monuments sur liste indicative.

Combien de sites français sont classés à l’UNESCO ? Quels sont-ils ? Voici une infographie qui revient sur les sites UNESCO en France région par région !

”Pour figurer sur la Liste du patrimoine mondial, les sites doivent avoir une valeur universelle exceptionnelle et satisfaire à au moins un des dix critères de sélection.” – UNESCO



Le 4 Juillet dernier, le “Haut lieu tectonique Chaîne des Puys – faille de Limagne” a réussi l’exploit d’être reconnu par l’UNESCO.

En effet, le bien naturel auvergnat se classe maintenant parmi les 44 sites français inscrits à la liste du Patrimoine Mondial.

Une inscription permettant à la France de se placer alors à égalité avec l’Allemagne en nombre de sites classés à l’UNESCO derrière l’Italie (53), la Chine (52) et l’Espagne (47).

À l’occasion des Journées Européennes du Patrimoine ayant lieu le week-end du 15 au 16 septembre, Génération Voyage a répertorié l’ensemble de ces sites dans une infographie qu’on vous laisse découvrir ci-dessous !

Découvrez la liste complète des sites du Patrimoine Mondial en France en détail : leurs origines, leur histoire ou encore les raisons de leur inscription.

Site historique de Lyon (1998 – Auvergne-Rhone-Alpes) :

La longue histoire de Lyon est illustrée de manière extrêmement vivante par son tissu urbain et par de nombreux bâtiments historiques de toutes les époques.

Haut lieu tectonique Chaîne des Puys – faille de Limagne (2018 – Auvergne-Rhone-Alpes) :

Dernier site placé au patrimoine mondial en date, le bien illustre de manière exceptionnelle le phénomène de rupture continentale.

Basilique et colline de Vézelay (1979 – Bourgogne-Franche-Comté) :

La basilique Sainte-Madeleine, église monastique du XIIe siècle, est un chef-d’œuvre de l’art roman bourguignon tant par son architecture que par son portail et ses chapiteaux sculptés.


Abbaye cistercienne de Fontenay (1981 – Bourgogne-Franche-Comté) :

Fondée en 1119 par Saint Bernard, l’abbaye bourguignonne de Fontenay, illustre bien l’idéal d’autarcie des premières communautés de moines cisterciens.

De la grande saline de Salins-les-Bains à la saline royale d’Arc-et-Senans, la production du sel ignigène (1982 – Bourgogne-Franche-Comté) :

La Saline Royale d’Arc-et-Senans fut conçue pour permettre une organisation rationnelle et hiérarchisée du travail. La Saline de Salins, elle, abrite une galerie souterraine du XIIIe siècle avec une pompe hydraulique du XIXe toujours en fonctionnement.

Les climats du vignoble de Bourgogne (2015 – Bourgogne-Franche-Comté) :

Les climats sont des parcelles de vignes précisément délimitées sur les pentes de la côte de Nuits et de Beaune, au sud de Dijon. Le site est un exemple remarquable de production viti-vinicole développé depuis le haut Moyen Âge.

Sites palafittiques préhistoriques autour des Alpes (2011 – Bourgogne-Franche-Comté, Auvergne-Rhône-Alpes) :

Ces établissements constituent un groupe unique de 111 sites archéologiques particulièrement riches et très bien conservés ; ils représentent des sources importantes pour l’étude des premières sociétés agraires de la région.

Places Stanislas, de la Carrière et d’Alliance à Nancy (1983 – Grand Est) :

Nancy, résidence temporaire d’un roi sans royaume devenu duc de Lorraine, Stanislas Leszczynski, est paradoxalement l’exemple le plus ancien et le plus typique d’une capitale moderne où un monarque éclairé se montre soucieux d’utilité publique.

Cathédrale Notre-Dame, basilique et abbaye Saint-Rémi et palais du Tau, Reims (1991 – Grand Est) :

L’utilisation exceptionnelle des nouvelles techniques architecturales du XIIIe siècle et l’harmonieux mariage de la décoration sculptée avec les éléments architecturaux ont fait de la cathédrale Notre-Dame de Reims un des chefs-d’œuvre de l’art gothique.


Coteaux, maisons et caves de Champagne (2015 – Grand Est) :

Il s’agit des lieux où fut développée la méthode d’élaboration des vins effervescents, grâce à la seconde fermentation en bouteille. Le bien illustre clairement comment cette production a évolué d’une activité artisanale très spécialisée à une entreprise agro-industrielle.

Strasbourg : de la Grande-île à la Neustadt, une scène urbaine européenne (1988 – Grand Est) :

La double influence de ce bien a permis de créer un schéma urbain spécifique à Strasbourg, où les perspectives créées à partir de la cathédrale s’ouvrent sur un paysage unifié organisé autour des cours d’eau et des canaux.

L’Œuvre architecturale de Le Corbusier, une contribution exceptionnelle au Mouvement Moderne (2016 – Grand Est, Nouvelle-Aquitaine, Auvergne-Rhône-Alpes, Bourgogne-Franche-Comté, Île-de-France, Provence-Alpes-Côte d’Azur) :

Un ensemble de 17 sites, répartis sur sept pays, réalisés sur un demi-siècle, tout au long de ce que Le Corbusier a nommé une « recherche patiente ». Ces chefs-d’œuvre du génie humain attestent également de l’internationalisation de la pratique architecturale à l’échelle de la planète.

Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France (1998 – Grand Est, Nouvelle-Aquitaine, Auvergne-Rhône-Alpes, Normandie, Bourgogne-Franche-Comté, Centre-Val de Loire, Île-de-France, Occitanie, Hauts-de-France et Provence-Alpes-Côte d’Azur) :

Tout au long du Moyen Âge, Saint-Jacques-de-Compostelle fut la plus importante de toutes les destinations pour d’innombrables pèlerins venant de toute l’Europe. Pour atteindre l’Espagne, les pèlerins devaient traverser la France. De nos jours, la tradition perdure toujours.

Fortifications de Vauban (2008 – Grand Est, Nouvelle-Aquitaine, Normandie, Bretagne, Bourgogne-Franche-Comté, Occitanie, Hauts-de-France et Provence-Alpes-Côte d’Azur) :

Vauban a joué un rôle majeur dans l’histoire des fortifications en influençant l’architecture militaire en Europe, mais aussi sur les autres continents jusqu’au milieu du XIXe siècle. L’œuvre de Vauban comprend 12 groupes de bâtiments fortifiés et de constructions le long des frontières nord, est et ouest de la France. Ces sites sont inscrits en tant que témoins de l’apogée de la fortification bastionnée classique, typique de l’architecture militaire occidentale.

Cathédrale d’Amiens (1981 – Hauts-de-France) :

La cathédrale d’Amiens, au cœur de la Picardie, est l’une des plus grandes églises gothiques « classiques » du XIIIe siècle.

Beffrois de Belgique et de France (1999 – Hauts-de-France) :

Vingt-trois beffrois, situés dans le nord de la France, et le beffroi de Gembloux, en Belgique, ont été inscrits en 2005, comme une extension des 32 beffrois belges inscrits en 1999 sous le nom de Beffrois de Flandre et de Wallonie.

Bassin minier du Nord-Pas-de-Calais (2012 – Hauts-de-France) :

Le site témoigne de la recherche du modèle de la cité ouvrière et illustre une période significative de l’histoire de l’Europe industrielle.

Palais et parc de Versailles (1979 – Île-de-France) :

Lieu de résidence privilégié de la monarchie française de Louis XIV à Louis XVI, le château de Versailles, embelli par plusieurs générations de créateurs a été pour l’Europe pendant plus d’un siècle le modèle de ce que devait être une résidence royale.

Palais et parc de Fontainebleau (1981 – Île-de-France) :

Utilisée par les rois de France dès le XIIe siècle, la résidence de chasse de Fontainebleau fut transformée, agrandie et embellie au XVIe siècle par François Ier qui voulait en faire une « nouvelle Rome ». Entouré d’un vaste parc, le château, inspiré de modèles italiens, fut un lieu de rencontre entre l’art de la Renaissance et les traditions françaises.

Paris, rives de la Seine (1981 – Île-de-France) :

On peut voir l’évolution de Paris et son histoire depuis la Seine ; la cathédrale Notre-Dame et la Sainte-Chapelle sont des chefs-d’œuvre d’architecture. Quant aux larges places et avenues construites par Haussmann, elles ont influencé l’urbanisme de la fin du XIXe et du XXe siècle dans le monde entier.

Provins, ville de foire médiévale (2001 – Île-de-France) :

La ville médiévale fortifiée de Provins se situe au cœur de l’ancienne région des puissants comtes de Champagne. Provins a su préserver sa structure urbaine, conçue spécialement pour accueillir des foires et des activités connexes.

Le Havre, la ville reconstruite par Auguste Perret (2005 – Normandie) :

La ville du Havre a été lourdement bombardée pendant la Seconde Guerre. La zone détruite a été reconstruite entre 1945 et 1964 d’après le plan d’une équipe dirigée par Auguste Perret. Parmi les nombreuses villes reconstruites lors de l’après guerre, Le Havre est exceptionnel pour son unité et son intégrité en matière d’urbanisme et de technologie de construction.

Mont-Saint-Michel et sa baie (1979 – Normandie et Bretagne) :

Ou la « merveille de l’Occident », s’élevant sur un îlot rocheux au milieu de grèves et des puissantes marées. La construction de l’abbaye bénédictine de style gothique est dédiée à l’archange saint Michel, qui s’est poursuivie du XIe au XVIe siècle, en s’adaptant à un site naturel très difficile, a été un tour de force technique et artistique.

Cathédrale de Chartres (1979 – Centre-Val de Loire) :

Construite en partie à partir de 1145, et reconstruite en vingt-six ans après l’incendie de 1194, la cathédrale de Chartres est le monument par excellence de l’art gothique français : sa vaste nef du plus pur style ogival, ses porches, sa parure de vitraux en font un chef-d’œuvre exceptionnel et remarquablement bien conservé.

Cathédrale de Bourges (1992 – Centre-Val de Loire) :

La cathédrale Saint-Étienne de Bourges, construite entre la fin du XIIe et la fin du XIIIe siècle, est l’un des grands chefs-d’œuvre de l’art gothique. Par-delà sa beauté architecturale, elle témoigne de la puissance du christianisme dans la France médiévale.

Val de Loire entre Sully-sur-Loire et Chalonnes (2000 – Centre-Val de Loire et Pays de la Loire) :

Le Val de Loire est un paysage culturel exceptionnel, comprenant des villes et villages historiques, de grands monuments architecturaux – les châteaux – et des terres cultivées, façonnées par des siècles d’interaction entre les populations et leur environnement physique, dont la Loire elle-même.

Sites préhistoriques et grottes ornées de la vallée de la Vézère (1979 – Nouvelle-Aquitaine) :

Le site préhistorique présente un intérêt exceptionnel d’un point de vue ethnologique, anthropologique et esthétique avec ses peintures pariétales à l’image de la grotte de Lascaux dont la découverte (en 1940) a marqué une date dans l’histoire de l’art préhistorique.

Abbatiale de Saint-Savin sur Gartempe (1983 – Nouvelle-Aquitaine) :

Surnommée la « Sixtine romane », l’abbaye poitevine de Saint-Savin est décorée de très nombreuses et très belles peintures murales des XIe et XIIe siècles qui nous sont parvenues dans un état de fraîcheur remarquable.

Juridiction de Saint-Émilion (1999 – Nouvelle-Aquitaine) :

La viticulture a été introduite dans cette région fertile d’Aquitaine par les Romains et s’est intensifiée au Moyen ge. Il s’agit d’un paysage exceptionnel, entièrement consacré à la viticulture, dont les villes et villages comptent de nombreux monuments historiques de qualité.

Bordeaux, Port de la Lune (2007 – Nouvelle-Aquitaine) :

Le centre historique de cette ville portuaire située dans le sud-ouest de la France représente un ensemble urbain et architectural exceptionnel, créé à l’époque des Lumières, dont les valeurs ont perduré jusqu’à la première moitié du XXe siècle.

Pont du Gard (1985 – Occitanie) :

Le pont du Gard a été construit peu avant l’ère chrétienne pour permettre à l’aqueduc de Nîmes, long de près de 50 km, de franchir le Gardon. En imaginant ce pont de 50 m de haut à trois niveaux, dont le plus long mesure 275 m, les ingénieurs hydrauliciens et architectes romains ont créé un chef-d’œuvre technique qui est aussi une œuvre d’art.

Canal du Midi (1996 – Occitanie) :

Avec ses 360 km navigables assurant la liaison entre la Méditerranée et l’Atlantique et ses 328 ouvrages (écluses, aqueducs, ponts, tunnels, etc) le réseau du canal du Midi, réalisé entre 1667 et 1694, constitue l’une des réalisations de génie civil les plus extraordinaires de l’ère moderne, qui ouvrit la voie à la révolution industrielle.

Pyrénées-Mont Perdu (1999 – Occitanie) :

Ce paysage de montagne exceptionnel, qui rayonne des deux côtés des frontières nationales actuelles de France et d’Espagne, est centré sur le pic du Mont-Perdu, massif calcaire qui culmine à 3 352 m. Ce site est également un paysage pastoral qui reflète un mode de vie agricole autrefois répandu dans les régions montagneuses d’Europe.

Ville fortifiée historique de Carcassonne (1997 – Occitanie) :

Depuis la période préromaine, des fortifications ont été érigées sur la colline où est aujourd’hui située Carcassonne. Sous sa forme actuelle, c’est un exemple remarquable de cité médiévale fortifiée dotée d’un énorme système défensif entourant le château et les corps de logis qui lui sont associés, les rues et la superbe cathédrale gothique.

Cité épiscopale d’Albi (2010 – Occitanie) :

Au 13e siècle, la ville devint une puissante cité épiscopale au lendemain de la croisade des Albigeois contre les Cathares. D’un style gothique méridional original à base de briques aux tons rouges et orangés fabriquées localement, elle reflète l’épanouissement d’un ensemble architectural et urbain médiéval.

Les Causses et les Cévennes, paysage culturel de l’agro-pastoralisme méditerranéen (2011 – Occitanie) :

Situées au sud du Massif central français et constituant un paysage de montagnes tressées de profondes vallées. Les villages et les grandes fermes en pierre situées sur les terrasses profondes des Causses reflètent l’organisation des grandes abbayes à partir du XIe siècle.

Arles, monuments romains et romans (1981 – Provence-Alpes-Côte d’Azur) :

Arles offre un exemple intéressant d’adaptation d’une cité antique à la civilisation de l’Europe médiévale. Elle conserve d’impressionnants monuments romains dont les plus anciens – arènes, théâtre antique, cryptoportiques – remontent au Ier siècle av. J.-C.

Théâtre antique et ses abords et l' »Arc de Triomphe » d’Orange (1981 – Provence-Alpes-Côte d’Azur) :

Dans la vallée du Rhône, le théâtre antique d’Orange, avec son mur de façade de 103 m de long, est l’un des mieux conservés des grands théâtres romains. L’arc de triomphe romain d’Orange , lui, est l’un des plus beaux et des plus intéressants arcs de triomphe provinciaux d’époque augustéenne.

Centre historique d’Avignon : Palais des papes, ensemble épiscopal et Pont d’Avignon (1995 – Provence-Alpes-Côte d’Azur) :

Cette ville du midi de la France fut le siège de la papauté au XIVe siècle. Le palais des Papes, forteresse d’apparence austère domine la cité ; mais encore : sa ceinture de remparts, les vestiges d’un pont du XIIe, le Petit Palais et la cathédrale romane Notre-Dame-des-Doms achèvent de former un exceptionnel ensemble monumental qui témoigne du rôle éminent joué par Avignon dans l’Europe chrétienne au XIVe siècle.

Golfe de Porto : calanche de Piana, golfe de Girolata, réserve de Scandola (1983 – Corse) :

La réserve, qui fait partie du parc naturel régional de Corse, occupe la presqu »île de la Scandola. Sa végétation est un remarquable exemple de maquis. On y trouve des goélands, des cormorans et des aigles de mer. Les eaux transparentes, aux îlots et aux grottes inaccessibles, abritent une riche vie marine.

Pitons, cirques et remparts de l’île de La Réunion (2010 – La Réunion) :

Ce bien coïncide avec la zone centrale du Parc national de la Réunion, île composée de deux massifs volcaniques située dans le sud ouest de l’océan Indien. Dominé par deux pics volcaniques, le site présente une grande diversité d’escarpements, de gorges et de bassins boisés qui, ensemble, créent un paysage spectaculaire.

Lagons de Nouvelle-Calédonie : diversité récifale et écosystèmes associés (2008 – Nouvelle Calédonie) :

Situé dans cet archipel français du Pacifique Sud, il représente un des trois systèmes récifaux les plus vastes du monde, abritant des écosystèmes intacts peuplés d’une biodiversité marine exceptionnelle, de grands prédateurs et d’un nombre considérable de différents poissons de grande taille. Ils offrent un habitat pour plusieurs espèces marines emblématiques ou en danger.

Taputapuatea (2017 – Polynésie Française) :

Situé sur l’île de Ra’iātea, au cœur du « Triangle polynésien ». Au cœur de ce bien se trouve le marae Taputapuātea, un centre politique, cérémoniel et funéraire. Répandus en Polynésie, les marae étaient des espaces de liaison entre le monde des vivants et celui des ancêtres et des dieux. Taputapuātea apporte un témoignage exceptionnel de 1 000 ans de civilisation mā’ohi.

Un scénario différent pour de nombreux monuments sur liste indicative.

Depuis la création de la liste du Patrimoine Mondial en 1978, ce sont à ce jour 1092 sites classés à travers le monde et 44 classés en France.

En effet, l’obtention de ce statut n’est pas chose facile ; en cause : une procédure de sélection imposée par le comité. Pour figurer sur la Liste du patrimoine mondial, les sites doivent avoir une valeur universelle exceptionnelle et satisfaire à au moins un des dix critères de sélection.

De très grands sites se font recaler : Il y a de cela 2 mois, la presse régionale du Sud de France exprimait sa déception au vu de la décision de l’UNESCO de « Différer l’examen de la proposition d’inscription de l’Ensemble Urbain Historique de Nîmes, sur la Liste du Patrimoine Mondial ». Malgré la conservation de toutes les édifices romains et ses vestiges archéologiques, l’enthousiasme de la population locale n’aura pas suffi pour inscrire la ville antique comme site classé.

Un retour à la case départ similaire pour 11 des 30 biens ayant candidaté cette année au 42e Comité du Patrimoine Mondial qui s’est tenu entre le 24 juin et le 4 juillet dernier au Bahreïn. Ces derniers sont alors placés dans la liste indicative des biens que chaque Etat partie a l’intention de proposer pour inscription.

À ce jour, il y a 37 sites français qui sont encouragés à réévaluer leur dossier pour pouvoir un jour intégrer la liste – Parmi eux :

  • La Camargue
  • Bouches de Bonifacio
  • Parc national des Écrins
  • Parc national de Port-Cros
  • Marais salants de Guérande
  • Le rivage méditerranéen des Pyrénées
  • Rade de Marseille
  • Les villes antiques de la Narbonnaise et leur territoire : Nîmes, Arles, Glanum, aqueducs, via Domitia
  • Le chemin de fer de Cerdagne
  • Office National d’Etudes et de Recherches Aérospatiales, Meudon
  • Hangar Y
  • Ancienne chocolaterie Menier à Noisiel
  • Phare de Cordouan
  • Centre ancien de Sarlat
  • Arsenal de Rochefort et fortifications de l’estuaire de la Charente
  • Ensemble de grottes à concrétions du Sud de la France
  • Parc national de la Vanoise
  • Massif du Mont Blanc
  • Sites mégalithiques de Carnac
  • Cathédrale de Saint-Denis
  • Rouen : ensemble urbain à pans de bois, cathédrale, église Saint-Ouen, église Saint Maclou
  • Château de Vaux-le-Vicomte
  • Les villes bastionnées des Pays-Bas du nord-ouest de l’Europe
  • Le massif forestier de Fontainebleau
  • Montagne Sainte-Victoire et sites cézaniens
  • Aires volcaniques et forestières de la Martinique
  • Cité de Carcassonne et ses châteaux sentinelles de montagne
  • La Réserve naturelle nationale des Terres Australes Françaises
  • Le Charolais-Brionnais, paysage culturel de l’élevage bovin
  • Les Alpes de la Méditerranée
  • Les grandes villes d’eaux d’Europe
  • Les Iles Marquises
  • Les Plages du Débarquement, Normandie, 1944
  • Metz Royale et Impériale, enjeux de pouvoir, confrontations stylistiques et identité urbaine
  • Nice, la ville neuve née du tourisme, ou l’invention de la Riviera
  • Nîmes, l’Antiquité au présent
  • Sites funéraires et mémoriels de la Première Guerre mondiale (Front Ouest)

Alors, à quand leur inscription sur la liste du patrimoine de l’UNESCO ?

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